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Les ressources énergétiques

 

L'utilisation croissante des combustibles fossiles et de la déforestation rejettent chaque année au moins 20 milliards de tonnes de gaz carbonique dans l'atmosphère, venant s'ajouter au méthane issu pour l'essentiel du métabolisme des rizières et des ruminants. Il ne fait plus de doute que l'intervention humaine dans les cycles énergétiques est désormais en cause dans le devenir des climats, le réchauffement planétaire et l'élévation possible du niveau de l'océan mondial. Seule une politique rigoureuse de maîtrise et d'économie d'énergie est en mesure de parer à ces dangers tout en assurant une plus juste répartition des ressources énergétiques à l'échelle mondiale. Jean-Paul Deléage
Université d'Orléans

Jean-Paul DELEAGE est professeur au département de géographie de l'Université d'Orléans, où il dirige le DEA "Environnement : Temps, Espaces, Sociétés". Il est directeur de la revue "Écologie et Politique", auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'environnement. Dernier ouvrage paru : Une histoire de l'écologie, éditions du Seuil, collection Point Sciences, 1994.

Les ressources énergétiques terrestres et les possibilités techniques de leur récupération sont certes loin d'être épuisées. Les réserves de charbon, qui ont permis le premier essor industriel, correspondent à un millénaire de consommation au taux actuel. En revanche, les réserves de pétrole et de gaz à des coûts acceptables, qui ont assuré le développement industriel depuis un demi-siècle, se font rares. L'accident de Tchernobyl a multiplié les craintes à l'encontre de l'énergie nucléaire de fission. La logique de l'énergie change. Les conséquences économiques de la boulimie énergétique inquiètent les populations et les gouvernements. Et surtout, il devient clair que la nécessité du développement du Sud oblige impérativement à réformer en profondeur les modes de production et de consommation des économies industrialisées.

Changer de cap

Réorienter le système énergétique mondial, c'est aujourd'hui inverser les tendances extrêmement puissantes qui se sont imposées depuis les débuts de la Révolution industrielle. Amélioration de l'efficacité énergétique et recours aux ressources renouvelables, élimination des gaspillages, arrêt du déboisement des pays tropicaux, ne pourront aboutir sans la réforme profonde des modes de production et de répartition des richesses qui dominent le monde.

Tout progrès social exige des changements dans les structures énergétiques, aux différentes échelles : mondiale, continentale et nationale.

A l'échelle mondiale, tout d'abord, on peut affirmer que l'intérêt collectif de l'humanité se confond plus que jamais avec la fraction la plus pauvre de cette dernière, avec celui des "damnés de la Terre". Toutefois, tant qu'un transfert massif de ressources technologiques et financières ne permettra pas à ces derniers de promouvoir un développement compatible avec l'amélioration de leur environnement et de leurs conditions d'existence, les appels à la maîtrise de l'énergie resteront lettre morte. La plupart des pays du Sud aspirent à des formes de développement comparables à celles qu'ont connu les pays riches grâce à une énergie à bon marché. Les transformations de leurs structures énergétiques sont difficilement évitables pour simultanément développer leur économie et faire face à leur croissance démographique.

La crise du bois de feu n'a cessé de s'y aggraver sous l'effet de la demande grandissante de terre cultivable et d'énergie des paysanneries et, en l'absence de révolution énergétique dans les campagnes encore dominées par la pauvreté, cette crise ne pourra être enrayée durablement.

Le cas de la Chine a valeur d'exemple. Un ménage chinois dépense aujourd'hui 30 fois moins d'énergie qu'un ménage américain et la consommation d'énergie par foyer en Chine était, au début des années 1990, inférieure à 200 kWh par an, ce qu'un réfrigérateur américain consomme en moins de six mois. Moins de 20 % des ménages chinois possèdent un petit réfrigérateur, et dans bien des zones rurales, on ne trouve encore ni gaz, ni électricité ; on brûle de la paille et du bois dans des poêles rudimentaires pour faire la cuisine et se chauffer. Il en résulte que la forêt chinoise, l'une des plus gravement atteintes dans le monde, ne couvre plus que 8 % du territoire. Quand à la pollution urbaine et industrielle par le charbon, elle ne cesse d'étendre ses ravages ! Dans une génération, 1,4 milliards d'habitants vivront en Chine et le gouvernement estime que la demande aura triplé par rapport à la consommation actuelle.

Il en ira de même pour l'ensemble des pays du Sud, dont la population estimée 2,1 milliards en 1960, devrait largement dépasser 6 milliards d'ici 2020, soit dans une génération !

La consommation ira inéluctablement croissant, mais l'utilisation des énergies commerciales risque fort, ne serait-ce que faute de moyens financiers, de se limiter encore largement au secteur urbain et industriel. Par conséquent, la pression sur les réserves forestières des pays tropicaux et subtropicaux ne peut que grandir et, à sa suite, les effets écologiques désastreux de la déforestation. La modernisation des systèmes énergétiques apparaît donc inéluctable, mais pas dans les conditions qui ont prévalu depuis des décennies dans les pays anciennement industrialisés.

En termes financiers, les besoins pour le seul secteur de l'équipement électrique des pays en voie de développement ont été estimés par la Banque Mondiale à 100 milliards de dollars par an, alors que les organismes internationaux déclarent ne pouvoir financer que 20 milliards chaque année. Quant à l'investissement énergétique global annuel, il est évalué à 300 milliards de dollars par la même Banque Mondiale.

Les projets soutenus par cette dernière, visant à augmenter la production et la consommation à partir de grands réseaux centralisés, sont donc insuffisant pour répondre aux immenses besoins des populations des pays en voie de développement. Ils doivent s'inscrire dans une stratégie plus large, au service de l'ensemble des populations. Cette stratégie, définie par José Goldemberg (physicien brésilien, spécialiste des questions énergétiques), préconise l'installation de l'éclairage électrique dans tous les logements, de cuisinières économes, de chauffe-eau solaires, etc... Elle recommande l'utilisation équilibrée d'énergies variées, en particulier renouvelables, avec quatre priorités, pour jeter les bases d'un développement durable.

Les pays en développement doivent accorder une importance prépondérante à la satisfaction des besoins énergétiques classiques, consommer leurs ressources plus efficacement et organiser la production et l'utilisation de leur énergie de façon à en minimiser l'impact écologique. Autant de priorités qui valent bien évidement aussi pour les pays anciennement industrialisés et que l'on peut traduire en termes concrets à l'échelle du continent européen.

L'Europe, une échelle pertinente

Pour les peuples d'Europe, la dimension continentale est particulièrement pertinente et les éléments essentiels de la transition énergétique sont parfaitement établis. Ils concernent un réaménagement des logiques productives et des modes de vie.

Ainsi, dans le seul domaine du transport, l'utilisation de toutes les ressources techniques disponibles et de réglementations plus strictes que celles actuellement en vigueur devraient permettre, dans les vingt années à venir, la réduction de 25 % de la consommation de pétrole de ce secteur pour l'ensemble de l'Union Européenne. D'une façon générale, une transition énergétique à l'échelle européenne favoriserait, par des économies d'investissement, la mise au point technique et scientifique d'une alternative énergétique, le recours à toutes les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire sous ses différentes formes, ainsi que le développement de la cogénération électricité-vapeur, qui multiplie l'énergie utile extraite d'une ressource donnée, par un facteur 2. Ainsi pourrait être économisée la production d'une quarantaine de réacteurs nucléaires à l'échelle de l'Union Européenne (une dizaine de réacteurs pour la France).

Il est tout aussi nécessaire d'agir sur la consommation dans tous les secteurs : productions, habitat, transports. Déjà, dans les pays occidentaux, de premières mesures d'économie et d'utilisation rationnelle ont fait la preuve de leur efficacité. Sur une quinzaine d'années d'efforts, entre 1973 et 1988, la consommation d'énergie de l'ensemble des pays de l'OCDE n'a augmenté que de 5 %, alors que leur PIB croissait de 36 %.

Pendant la même période, la quantité d'énergie nécessaire pour produire l'équivalent d'un dollar de PNB en valeur constante a diminué de 35 % en Amérique du Nord, de 40 % en Europe et de 49 % au Japon !

Des économies dans l'habitat et le tertiaire (35 % de la consommation dans l'Europe des 12 en 1991), dans l'industrie (31 % de la consommation) et dans les transports (32 % de la consommation) permettaient, davantage que les investissements concentrés des programmes pétroliers et nucléaires, de revitaliser en profondeur et de façon diversifiée et innovante le tissu industriel et artisanal européen, de créer des emplois durables, de participer à la réorientation d'ensemble du mode de production et des habitudes de vie. Cela est vrai pour l'Europe de l'Ouest, mais plus encore pour celle de l'Est, où la réduction draconienne des gaspillages en tout genres offre d'importantes possibilités d'économies de ressources et de création d'emplois dans les nombreux secteurs d'activité.

Ces possibilités n'ont rien d'utopique. Elles ont été évaluées pour l'Allemagne par le Wuppertal Institute, secteur par secteur, pour la période 1987-2010. Le potentiel d'économie serait de 70 à 80 % pour le chauffage ménager, de 30 à 60 % pour les appareils électriques, de 30 à 60 % pour les automobiles, de 10 à 40 % pour les procédés industriels, de 20 % pour la génération d'électricité et de 15 % pour la cogénération. Les économies totales d'énergies primaires pouvant être atteintes pour 2010 par rapport à 1987 sont estimées entre 35 et 44 %. L'étude de l'Institut de Wuppertal s'appuie sur un grand nombre de rapports officiels ou d'ONG qui insistent sur la nécessité de surmonter des obstacles politiques ou économiques majeurs pour engager l'Europe sur la voie d'une utilisation rationnelle de l'énergie.

En effet, pour développer et introduire ces nouvelles technologies hautement efficaces, il faut en améliorer le soutien économique et politique. Une réforme des taxes écologiques et/ou des permis d'émission négociables avec des compensations, c'est-à-dire une augmentation progressive des coûts de l'énergie compensée par une diminution des coûts du travail pour les entreprises sans chute des salaires, est indispensable. Plus généralement, les citoyens comme les gouvernements doivent disposer des moyens d'évaluation et d'information plus aptes à évaluer les effets sur le bien-être humain et les conséquences sur l'environnement des divers choix de développement qui s'offrent à nos sociétés.

Vers un changement de civilisation

Les propositions précédentes sont inconcevables sans réorientation radicale des grands choix qui ont modelé nos civilisations sur une longue période, sans transformation profonde des comportements et donc des systèmes éducatifs. Dès l'enfance, nous sommes conditionnés aux superlatifs : la plus grande ville, la plus haute tour, la voiture la plus rapide, le salaire le plus élevé, etc... Or gigantisme, puissance et gaspillage ont souvent partie liée. Ils ne peuvent prospérer que sur la misère de l'immense majorité des habitants de la planète Terre. La gravité des problèmes, la prise de conscience de leurs enjeux poussent déjà les pays industrialisés à une gestion plus économe de leurs ressources. Grâce à leurs richesses et à leurs capacités scientifiques et techniques, la plupart des économies des pays industrialisés tendent à une dématérialisation et donc une plus grande sobriété énergétique.

Il ne peut en être de même pour les pays en voie de développement qui vivent une crise intense, tant écologique que sociale. La maîtrise de l'énergie dans la ceinture dorée de la planète ne saurait être conçue sans un rééquilibrage des consommations à l'échelle planétaire, sans une conscience collective de l'état actuel du monde et de ce que l'ensemble des humains veulent en faire. Cette compréhension ne pourra naître que de débats approfondis sur les relations entre modes de vie et énergie, et de la recherche sans relâche de solutions équitables pour sortir des dangers où nous entraîne la poursuite aveugle de la croissance énergétique initiée par la révolution industrielle. C'est à cette condition que nous nous orienterons vraiment vers le droit de tous les êtres humains au développement soutenable proclamé par la Conférence de Rio.

POUR EN SAVOIR PLUS

WORLD ENERGY COUNCIL, 1993
Energy for To-morrow's World,
London.

J.C. DEBEIR, J.F. DELÉAGE, D. HÉMERY,
Les servitudes de la puissance, une histoire de l'énergie,
Flammarion, Paris 1986.

B. DES9U9,
Atlas des énergies pour un monde vivable.
fph et Syros, Paris 1994.

dernière mise à jour : 07/02/2017

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