La concentration et l’activité humaine dans les villes
accroissent effectivement l’importance des pollutions.
La nature des déchets et la dispersion des habitations
humaines dans les campagnes où vivait plus de 70 % de la population française
avant 1950, limitait fortement la pollution domestique qui ne dépassait pas le
cadre de la ferme.
Aujourd’hui, la majeure partie de la population d’Europe occidentale vit en
ville (en France 80 %) et l’addition d’un très grand nombre de pollutions
élémentaires, par les réseaux d’égouts et les dispositifs de collecte d’ordures
ménagères, provoque le rejet de grandes quantités de déchets, en un même
endroit.
Quatre types de pollutions peuvent être distingués.
La pollution de
l’air : elle résulte aujourd’hui d’abord des gaz rejetés par les
véhicules
automobiles, mais également des gaz rejetés par les appareils de chauffage au
fuel domestique et des gaz et poussières émanant des industries. Ces gaz
toxiques contiennent principalement des oxydes de carbone, d’azote et de soufre
ainsi que des particules de carbone imbrûlées (poussières noires) qui provoquent
des maladies des voies respiratoires et une anémie chronique.
La
pollution des
eaux: il s’agit du rejet dans les rivières et les lacs des matières
organiques mêlées à des détergents et des micropolluants. Elles provoquent une
forte chute de la quantité d’oxygène dissous dans l’eau, à la suite de sa
consommation par l’oxydation de ces rejets.
La pollution sonore
: six millions de français habitent en zone bruyante où leurs activités
quotidiennes sont perturbées.
La pollution des
sols : l’extension des zones urbaines qui s’accompagne du bétonnage et du
goudronnage des surfaces viabilisées, stérilise et imperméabilise les sols. Une
pollution encore plus grave peut se produire sur des sites industriels, par
exemple à la suite de l’enfouissement ou du ruissellement de déchets toxiques.