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III. L'ENFANT QUI VIT EN VILLE
LE POINT DE VUE DE L'URBANISTE

La sauvegarde de l'environnement fait aussi intervenir dans ses préoccupations un phénomène caractéristique de notre époque et dont l'importance est d'ordre planétaire plutôt que national : la croissance extrêmement rapide des villes, agglomérations de plus en plus denses, étendues, tentaculaires, aussi bien dans les pays riches que dans les pays en voie de développement. Les rapports entre l'environnement et l'urbanisation peuvent être posés sur deux plans distincts.

1 - La ville est nécessairement forcée de se développer aux dépens de la campagne. Qui reconnaît aujourd'hui certaines villes de la banlieue parisienne, certains villages des bords de Seine depuis ces vingt dernières années ?
La croissance urbaine pose à cet égard des problèmes de plus en plus aigus qui ont rendu nécessaire la mise au point de plans d'aménagements, de schémas directeurs.

2 - La ville est le cadre de vie d'une proportion de plus en plus grande de la population, même si en France, ce phénomène n'est pas toujours aussi marqué que dans d'autres pays européens. Il importe donc que l'environnement urbain offre à l'individu des possibilités de vie convenable et lui assure de réelles conditions d'épanouissement. Trop souvent les grandes villes deviennent le symbole des contraintes abusives de la « civilisation technicienne ».

I — UNE URBANISATION ACCELEREE ET GENERALISEE

— Le phénomène de l'urbanisation accélérée est une des caractéristiques des sociétés industrielles nées du XIXe siècle. Jusqu'à cette date, la majorité de la population était essentiellement rurale, les villes peu nombreuses et leur croissance relativement réduite dans une société où la terre restait la source essentielle des emplois.

Ce fait ne peut donc être dissocié des changements économiques, et en particulier du développement des industries (exigeant une concentration de main-d'œuvre) et de l'accroissement du secteur tertiaire, (services dont la ville est la grande dispensatrice). Ce phénomène est à relier aussi à la spécialisation de certaines fonctions au niveau de la ville.

Avec des enfants, l'étude des chiffres de population locale, l'établissement de courbes, de graphiques, la comparaison avec ceux d'autres villes permet de mettre en évidence l'évolution des villes.

Les conséquences sur le paysage sont particulièrement importantes.

• « grignotage » progressif des surfaces vertes aux alentours des villes, particulièrement net pour les grandes cités, mais de plus en plus perceptible pour les villes moyennes (banlieues tentaculaires, faubourgs interminables). La comparaison de plans ou cartes depuis le XVIIIe siècle, la comparaison des étapes du cadastre fait apparaître pour les enfants la réduction des surfaces non bâties à l'intérieur et à la périphérie des villes. Des stades de développement peuvent ainsi être mis en évidence.

• transformation incessante du paysage urbain lui-même ; les visages urbains se diversifient et se multiplient : juxtaposition de quartiers anciens et de quartiers neufs, remodelage de quartiers vétustes inadaptés à la vie moderne, apparition de paysages urbains caractéristiques de notre temps : banlieues et grands ensembles.

• il arrive que la croissance urbaine se fasse aux dépens de l'équilibre interne de la ville. Le développement de zones urbaines de plus en plus vastes éloigne le lieu de résidence de la « ville » elle-même, celle-ci devenant le « centre » urbain par opposition à la banlieue. Or, c'est dans ce centre que se concentrent les activités indispensables à la satisfaction des besoins des habitants (travail, commerce, loisirs...). La répartition harmonieuse des diverses fonctions n'existe plus, les conséquences peuvent en être graves :

— asphyxie des centres
— villes juxtaposées qui s'ignorent (à Bourges, la « ville nouvelle » et la ville ancienne).

Les enfants pourront ainsi analyser les rôles de la ville — rôles actuels ou passés. Toute concentration urbaine assume diverses fonctions correspondant à des besoins locaux ou nationaux :
— rôle militaire : importance dans la défense d'un territoire local ou national (références à des événements historiques...)
— rôle politique : administration, services divers...
— rôle économique : foires, commerces, artisanat, services, direction des affaires...
— rôle social : communications, services médicaux
— rôle culturel : enseignements, loisirs, arts, musées, expositions, festivals...
— fabrication et diffusion des mass media.

Comment ces fonctions sont-elles réparties dans le « tissu » urbain local ? Quelles sont les fonctions assurées par l'ensemble de la ville ? Quelles sont les fonctions que l'on peut localiser à un ou à des bâtiments bien définis ? L'emplacement, l'état, l'étendue de ces bâtiments correspondent-ils à un idéal ou à des compromis à la suite de transformations successives ?

La comparaison des faits locaux avec les données correspondant à d'autres cas (villes voisines, villes jumelées, grandes capitales ou villes nouvelles) permet aux enfants de discuter des avantages et des inconvénients des différentes solutions connues ou possibles...

La ville est en transformation incessante ; une ville naît, se développe et peut même mourir (ex. Pérouges).

Les enquêtes sur l'histoire de la ville, l'étude de cartes, de plans, de gravures montrant les différentes étapes de sa croissance permettront de faire découvrir aux enfants que le développement a été lent, relativement équilibré jusqu'au XIXe siècle, puis accéléré, « anarchique » au XXe siècle et en particulier tout récemment.

Il existe divers modes de création des villes :

villes spontanées, sans organisation préétablie ; elles se sont constituées en fonction du site et des initiatives individuelles, en fonction des contraintes ou des possibilités.

villes créées en fonction de conditions économiques ou politiques précises avec un véritable plan d'architecture. Les villes nouvelles actuelles s'inscrivent dans cette perspective, mais à une autre échelle, compte tenu de la civilisation actuelle.

Il parait indispensable que l'école sensibilise les enfants à ces phénomènes, à partir d'activités simples, dans le cadre de l'étude du milieu :

— comparaison de cartes postales anciennes et de photographies actuelles (reportages).
— sensibilisation aux changements en cours, aux transformations.
— recherche des éléments anciens, récents dans la ville ou le quartier.
— la notion de quartier ou de ville, les fonctions dans la ville et le quartier.
— prise de conscience de l'originalité des quartiers : une ZUP, un faubourg XIXe siècle, un quartier résidentiel.
— sensibilisation à la complexité des problèmes posés par la modification et la création des zones urbaines. Selon l'âge des enfants (au CM, et au-delà...) on pourra réunir avec eux une documentation relative à la réglementation en vigueur, aux contraintes imposées. Qu'est-ce que la planification ? Quel est le rôle des promoteurs, des constructeurs ? Quels sont les problèmes de spéculation foncière (se renseigner sur l'évolution du prix des terrains dans différentes zones). Incidence du mode de financement sur le prix des logements (prix des logements construits par des associations sans but lucratif et prix pratiqués par les promoteurs...)
Lors des opérations de rénovation des quartiers vétustes, comment sont résolus les problèmes posés par le changement de classe sociale des résidents, le relogement des précédents habitants ?
— enfin, par des excursions, des circuits en car on pourra amener les enfants à découvrir le site d'une ville, les caractéristiques de son implantation, les traces des étapes de son développement...

A Bourges, la municipalité finance un circuit conçu en ce sens pour les élèves de Cours moyen...

DOC. 1

Si nous jetons les yeux hors de nos frontières nous apercevons le caractère universel du mouvement d'urbanisation. En Europe, le population progresse. Mais plus rapide encore s'accuse la concentration dans les villes ou dans les aires métropolitaines plus ou moins diffuses, les unes déjà anciennes comme la Rhénanie et la Ruhr, les autres en pleine évolution telles les zones allant de Lille à Amsterdam, de Bale à Zurich et Neuchâtel, de Milan à Turin... Le taux d'urbanisation dépasse 70% dans la République fédérale allemande, 90% en Grande-Bretagne. l'Union Soviétique qui contenait, il y a quarante ans, une majorité écrasante de paysans, ne compte plus, dans l'agriculture, que 50% de sa population. Moscou devient une « ville tentaculaire ». A diverses échelles, il en est de même de Tokyo, de Dakar, de Rio et de Sao Paulo. L'explosion démographique du Tiers-monde annonce des concentrations urbaines que seul le manque d'emplois pourra freiner... Le mouvement d'urbanisation qui s'accélère sous nos yeux apparaît ainsi comme un phénomène inévitable et planétaire. Aucun pays développé ou en voie de développement ne lui échappe. Toute société qui passe d'une économie rurale à une économie industrielle, ou qui simplement modernise son agriculture, connaît l'expansion de ses villes et la création de nouvelles agglomérations. C'est un des faits les plus importants avec lesquels les habitants du monde sont aujourd'hui confrontés.

Prospective n° 11
L'urbanisation
(PU F, 1964)

DOC. 2

C'est à un complet remodelage du paysage français que nous assistons. Ce qui se passait lentement et presque imperceptiblement au cours de nombreuses générations devient physiquement perceptible à chacun de nous. Depuis quinze ans, nous voyons surgir du sol des villes entièrement neuves, s'étendre sur de vastes espaces des cités autrefois enfermées dans leur enceinte, se rejoindre les faubourgs de villes voisines. On ne quitte pratiquement plus la rue quand on se rend de Toulon à Menton et presque jusqu'à Gênes, ni quand on va de Metz à Nancy... Une transformation parallèle s'observe dans les campagnes. Si des villes d'importance moyenne voient leur population s'accroître, de nombreux villages restent stationnaires ou régressent. Une restructuration s'opère spontanément, une vie rurale d'un type nouveau tend à se dégager, moins distincte et moins indépendante des modes d'existence citadins... Depuis la guerre une natalité maintenue à un niveau élevé, une immigration continue, l'arrivée massive en Métropole de populations de souche européenne venues des anciennes possessions d'outre-mer, ont créé une pression démographique continue. L'économie française a connu une expansion sans précédent, lui permettant de doubler sa production en moins de vingt ans. Les conditions se sont ainsi trouvées remplies pour une vaste redistribution des activités et des hommes. De ce fait, à des vitesses relativement inégales, la France entière s'urbanise. L'agglomération parisienne n'est pas, à ce point de vue, une singularité que l'on pourrait opposer au « désert français ». En fait Lyon et Rennes croissent plus vite qu'elle, Grenoble deux fois plus vite.

Prospective n° 11
L'urbanisation
(PU F 1964J

II - LA VILLE, UN MILIEU DE VIE A CRÉER ?

De plus en plus, les responsables locaux ou nationaux, des associations diverses se préoccupent des problèmes plus ou moins aigus que pose la vie dans les villes : nuisances dues à la circulation, difficulté de se déplacer, rythme de vie quotidienne, problèmes sociaux (développement de la délinquance ou du banditisme dans les grandes banlieues...), insatisfaction latente ou avouée des habitants devant certains revers des commodités qu'offre la ville.

L'habitat soulève en ce moment et depuis plusieurs années de vives controverses : pour ou contre les grands ensembles ? Pour ou contre les importantes concentrations humaines ? Les enfants sont dans bien des cas. particulièrement sensibles à ces questions évoquées dans le milieu familial. Certaines enquêtes réalisées par des élèves du CE1 dans des « cités » ont révélé lors de l'exploitation, une extraordinaire conscience des contraintes de la vie en collectivité, perçues parfois de manière très aiguë (ne pas jouer, ne pas crier, ne pas utiliser la bicyclette...). Les élèves peuvent alors être extrêmement sensibles à un mode d'existence qui tend hélas à se généraliser au niveau des grandes villes.

Le phénomène des banlieues, (allongement excessif des temps de déplacement, coûts accrus pour la collectivité) peut également être mis en évidence, soit par des enquêtes locales, soit par le biais de la correspondance scolaire, soit encore par des dossiers documentaires (coupures de journaux, photographies, compte rendus d'émissions...)

Cette extension des banlieues pose des problèmes d'ordre esthétique et sociologique. Quartiers dortoirs ou cités animées ? Les servitudes de déplacement sont compensées par une diminution du bruit, une qualité de l'air retrouvée, la possibilité de disposer de plus d'espace. Beaucoup de banlieusards préfèrent vivre en banlieue à cause des week-ends.

La décentralisation des entreprises devrait permettre également de simplifier ce problème des transports.

— La ville moderne devient de plus en plus l'univers du béton où l'« espace vert » disparaît devant les impératifs de la circulation, de la spéculation immobilière surtout. Faut-il désormais compter sur les cimetières pour apporter à la ville l'indispensable « aération » ? Les statistiques révèlent en effet que ce sont eux qui font « monter » le pourcentage d'espaces verts. Avec seulement 1 m2 d'espaces verts par habitant, Paris détient un bien triste record...

Les nuisances se multiplient :

— nuisances dues au trafic automobile (paralysie de la circulation aux heures d'affluence, pollution atmosphérique, bruit, cf. le chapitre : pollutions)
— nuisances dues au manque d'espace : dans les transports en commun, l'homme se sent « agressé » ; il ne dispose même plus d'un territoire « minimum », d'une « bulle » de protection, et en même temps il se sent seul puisqu'il ne connaît personne... On pourra faire remarquer aux enfants l'importance du rôle du territoire chez les mammifères, les réactions d'agressivité déclenchées par les tentatives d'usurpation de territoire par un «  étranger »...
— les problèmes de la distribution de l'eau, de la collecte des égouts sont également très importants dans les grandes villes. Le réseau de distribution d'eau potable répond-il aux besoins ? Est-il logique d'utiliser de l'eau épurée à grands frais pour laver les voitures ? Ne serait-il pas nécessaire d'envisager un double réseau de distribution : eau de consommation culinaire, eau moins strictement épurée pour les lavages ou usages domestiques divers...

La distribution de l'énergie électrique, du gaz « de ville », pourra être étudiée au point de vue historique, ou à l'heure actuelle, grâce à des enquêtes auprès de l'EDF-GDF. Des visites d'égouts, de stations d'épuration des eaux sont également extrêmement intéressantes (voir chapitre : « Notre environnement est-il menacé ? »)

En ce qui concerne certaines pollutions, en particulier celles qui sont dues aux voitures, quelques réalisations sont en cours depuis ces dernières années : en particulier la mise « hors circulation » de certaines rues ou même de certains quartiers (Rouen, Paris. Marseille...) ce qui rend à la ville une dimension humaine qu'elle tend à perdre de plus en plus. Sans doute faudrait-il aller encore plus loin (utilisation des transports en commun par exemple).

Un des phénomènes révélateur de cet état d'esprit du citadin, souvent mis en évidence est l'exode massif des week-ends, cette « fuite » hors de la ville vers la campagne et la résidence secondaire, considérées comme plus satisfaisantes, plus proches des aspirations profondes de l'individu. Cet engouement pour les résidences secondaires est directement lié à l'excès d'urbanisation.

« Le milieu urbain actuel n'est pas comme l'ancien qui maintenait l'homme en contact avec les éléments et avec le sol même qui le nourrissait. Mais à mesure que l'environnement urbain devient plus dense, plus mécanisé, grandit chez la plupart des hommes le besoin de s'en évader périodiquement pour retrouver la nature, pour reprendre contact avec la terre, l'arbre vert, l'eau claire, l'air pur, la lumière du soleil... Un profond désir de changement s'empare périodiquement de l'homme des villes. Il faut qu'il se libère de la rue, qu'il s'en aille loin du bureau, du magasin ou de l'usine... qu'il parte à l'aventure. »

Jean Duchet
« Bilan de la civilisation
technicienne»
Privat 1955.

Le système anglo-saxon, — consistant à habiter en pleine campagne, loin du centre urbain où l'on ne se rend que pour travailler, — tend à se généraliser. Le risque est encore accru de « grignotage » du paysage rural périurbain...

Concrètement, responsables et urbanistes se préoccupent de ces problèmes. Les architectes s'efforcent souvent de proposer des projets tenant compte de quelques unes de ces exigences (isoler la circulation routière, multiplier les occasions de contacts humains...). Les projets d'aménagement se développent et se multiplient. Mais trop souvent encore, les réalisations concrètes, l'application des décisions prises connaissent bien des dérogations aux principes...

L'urbanisme s'est développé depuis la seconde guerre mondiale et il s'efforce de proposer une véritable organisation de l'espace :
— au niveau national: répartition harmonieuse du tissu urbain
— au niveau local : rénovation, extension, création de villes en fonction des conditions locales (sites, impératifs économiques et sociaux... dans les villes nouvelles ou autres : Compiègne).

La plupart des villes aujourd'hui s'accroissent en nombre d'habitants et donc en surface. Il s'agit donc de savoir dans quelles directions, comment, et sur quels plans, cela doit se faire, c'est-à-dire étudier « l'urbanisation » des parties nouvelles : c'est le problème de l'extension. Or l'extension ne peut se réaliser que sur ce qui n'était pas la ville jusque là, mais la campagne. Et ceci conduit à tenir compte du site, des forêts qu'il y aurait lieu de conserver, des parties de fleuve qui pourraient donner lieu à des aménagements de loisir en bordure d'eau, de la valeur agricole des terres, pour chercher à s'installer plutôt sur les sols pauvres qui ne peuvent porter de belles récoltes.

Mais tous les problèmes posés par la création de villes nouvelles, l'extension des villes anciennes ne sauraient être résolus par les seuls spécialistes ou techniciens. Certes, il est indispensable de multiplier les études sur des plans divers (architecture, sociologie) pour une meilleure connaissance des besoins. Encore faut-il que les individus s'habituent à prendre en charge certains problèmes au niveau local (ville, quartier ou même immeuble), à ne pas rester passifs devant des décisions qui leur sont trop souvent imposées.

Des enquêtes permettront de faire analyser par les enfants la façon dont la ville est administrée : le pouvoir relatif des habitants: la municipalité — les services dont elle est responsable, ses finances — les problèmes locaux, les solutions envisagées... Les contacts avec les responsables, les élus locaux sont la plupart du temps tout à fait enrichissants pour les enfants.

En conclusion l'école se doit d'inviter les enfants à la réflexion dans ce domaine, non pas de façon théorique, mais très concrètement. Certaines expériences sont en cours, mais peuvent être proposées dans des classes, après une étude dans le milieu, par exemple : « Comment voudriez-vous reconstruire votre ville, votre quartier, votre habitation... ». De tels travaux permettent de sensibiliser l'enfant à une forme de pensée prospective, à l'idée d'une responsabilité active, créatrice. Il s'agit alors d'une véritable formation civique.

L'un des grands problèmes des sociétés urbaines est la difficulté croissante de communication de personne à personne alors que les moyens de communications de masses se développent continuellement. Comment éviter qu'une communication de similitude entre des individus plus « pensés » que « pensants », modelés par la propagande et la publicité, se substitue à une communication d'échange véritable entre deux êtres fondamentalement différents ? Comment éviter que l'excès d'information n'aboutisse à une saturation empêchant, à la longue, tout effort créateur ?

Par le développement de la pensée rationnelle, les découvertes scientifiques, le progrès technique, la ville a été créatrice de libertés. Des valeurs nouvelles s'y sont développées. Une civilisation urbaine y est née. Une conception de l'existence différente de celle de la vie rurale y est apparue.

Elle a apporté des transformations radicales dans de multiples domaines, tels que : l'efficacité dans la production, l'augmentation de l'espérance de vie, l'élévation du niveau d'instruction, l'organisation politique et le suffrage universel, etc. Mais nous restons désemparés par l'aspect anarchique de son développement et par la misère qui s'y est trop souvent accumulée par les contraintes de toutes sortes, la tension de la concurrence et la fatigue nerveuse qui atteint l'ensemble de la population. Tout le monde est d'accord pour dire que l'urbanisation devient un fait universel, mais sommes-nous capables de canaliser le mouvement dans le sens d'une libération des hommes ? Au contraire, l'expansion urbaine aboutira-t-elle finalement à asservir l'homme à la technique au lieu d'utiliser la technique pour donner à la personne une plus grande autonomie dans des structures sociales mieux adaptées ?

P. H. Chombart de Lauwe
Des hommes et des villes
. Payot.

DOC. 1

Les banlieues

« La banlieue est l'écume des grandes villes... Pour vaincre la lèpre des banlieues, on inventa cette dérobade : les villes dites satellites. Alors s'établit l'enfer des circulations : les banlieues, les villes satellites représentent chaque jour pour les habitants des heures de métro ou d'autobus perdues au détriment de toute la vie collective. Mais les heures perdues dans le transport ne sont rien à côté de la part du revenu national consacré au paiement de cette hérésie. Les millions de petites maisons de banlieue et des cités-jardins exigent un appareil innombrable, un réseau inextricable de routes, de voies ferrées, de surveillance et de services publics divers, de canalisations d'eau, de gaz, d'électricité... Chacun de nous paie cela par le tribut quotidien de trois à quatre heures de travail devenu par là même stérile. »

Le Corbusier
 Les trois établissements urbains.

DOC. 2

Voir schéma.

DOC. 3

L'urbanisme

« Il y a (...) dans l'étude urbaine, débouchant sur un plan d'urbanisme ou sur un programme d'équipement, matière à intervention, non seulement de l'architecte et de l'ingénieur, mais aussi de l'économiste, du géographe, du sociologue, du financier.

Le géographe et l'économiste situeront la ville dans le contexte régional et national, dégageront ce que peuvent être ses vocations, ses spécialisations ; ils émettront des prévisions sur le développement futur de la population et des emplois.

Le sociologue interviendra d'abord en liaison avec le géographe et l'économiste pour définir la politique de développement : il détectera les élites diligentes, appréciera leur aptitude à promouvoir un certain développement et examinera de quelle manière la population pourra « suivre ».

Grâce à une analyse du milieu et des forces sociales en présence, le sociologue pourra contribuer efficacement à la définition d'une politique de logement et d'équipement public : caractéristiques de l'habitat, principes de restructuration des quartiers anciens, besoins en équipements socio-éducatifs, culturels, etc. De même, le sociologue pourra s'attaquer à certains problèmes particuliers, comme celui de la délinquance juvénile, des minorités ethniques, etc.

Enfin, plus généralement, le sociologue constituera un élément important de dialogue entre la population et les planificateurs, facilitant une information et une compréhension mutuelles.

L'architecte et l'ingénieur collaboreront pour définir les grands principes de l'organisation spatiale de l'agglomération : vocation des différents quartiers, tracés des principaux réseaux d'infrastructure. Ceci en fonction de critères dont certains sont chiffrables (minimisation des temps de parcours domicile-travail et dépenses d'infrastructure), et d'autres qui ne le sont pas (nécessité de concentrer dans le même quartier certains éléments complémentaires de la vie urbaine, d'affirmer sur le terrain certaines grandes compositions architecturales, etc.) (...)

Le financier et l'administrateur interviendront dans l'étude des possibilités financières des collectivités locales et des mesures à prendre pour coordonner leur action. Ils étudieront aussi le problème foncier, la hausse des terrains constituant un obstacle dirimant à une politique rationnelle d'urbanisme et d'équipement.

Tels sont, très sommairement esquissés, ce que pourraient être les rôles respectifs des différentes disciplines dans les études urbaines. »

Prospective n° 11
L'urbanisation,
(PUF 1964

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